N°17 : Esprit d'escalier

Editorial 

Je nage
Elke de Rijcke

[Carnets de murs]
Emmanuèle Jawad

-1,0
Anne Kawala

Il s'agit de regrets vestimentaires (photographies)
Rim Battal


Poèmes
Stéphane Casenobe


Allo, c'est toi
Didier Cahen

Le mot se ville
Nicolas Vargas


A rebours
Séverine Daucourt


Entretien avec Florence Trocmé
Elke de Rijcke

Colophon,
Philaleph, l'aventure du langage dans la langue
Escale
Jean-Luc Lavrille

Sans mots
Alexis Pelletier


Dégringolade (et deux autres petites approches de l'esprit de l'escalier)
Mathieu Coutisse


Fantôme avide (texte et photographies)
Catherine Rodière-Rein


Collage
Lou Dubois


...c'est...
Béatrice Machet


Escales (texte et photographies)
Nolwen Euzen

Maison encore
Julia Lepère

Glace
Angèle Casanova

 



Editorial

Il s’agit de la voix, de la répartie et d’un décalage. C’est une adéquation du corps, du souffle et du langage en un instant de déraison. L’esprit d’escalier c’est quand on n’a pas encore attrapé ce que l’on ne voudrait pas voir rester sans réponse.

On trouve le mot juste un peu trop tard.

Alors que l’écriture pallie à l’oubli de ce qui vient au moment où ça vient. On note de crainte que cela ne disparaisse. Elle est moins sociale et fonctionne selon d’autres prémisses on serait plutôt dans l’antichambre de l’esprit, tentative de conservation alors que l’esprit d’escalier, lui, tiendrait plutôt de la conversation volée, envolée.

C’est là sur la table mais dissimulé dans les méandres interdits du corps ou je ne sais… et pfuiit ! Il s’agit donc de distance ou d’éloignement, d’effacement du corps - allez osons un néologisme contemporain tendancieux - de son « imprésence ».

 

Cet édito, en bonne logique, je devrais l’écrire dans l’escalier afin d’avoir de l’esprit.